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Moderne #1

Le musée et la Biennale

 

En 2015, Thierry Raspail, Directeur artistique de la Biennale, ouvre une nouvelle trilogie avec le terme « moderne ». Il a confié ce premier volet à Ralph Rugoff, directeur de la Hayward Gallery (Londres). Cette édition, selon les mots de Ralph Rugoff, « réunira des artistes qui explorent le caractère contradictoire et contingent du projet moderne tel qu’il s’est développé dans différentes régions du monde. Leurs oeuvres reflèteront les changements incessants de nos scénarios de ‹ vie quotidienne ›, tout comme les façons de voir et de penser qui les accompagnent ».

En avant-première, Thierry Raspail a proposé à castillo/corrales de réfléchir aussi à cette question.

Le Musée et la Biennale se sont associés pour vous convier à une journée inédite, Moody. Partant du mot « moderne », castillo/corrales s’est interrogé au sujet des humeurs au sein des pratiques artistiques contemporaines ; une autre manière de répondre à ce que Ralf Rugoff désigne comme la capacité du terme « moderne » à nous donner l’impulsion « de réexaminer et étudier nos relations avec l’autre, avec nos images, le monde autour de nous ».

MOODY PAR CASTILLO/CORRALES

« Comme le suggère Ralph Rugoff, avec le temps, la notion de « moderne » a, pour ainsi dire, gagné en imprécision. Elle caractérise aujourd’hui moins une époque, un style, une morale, qu’un sentiment, une intuition que quelque chose est moderne. Il s’agit alors d’en renouveler les coordonnées en explorant ce qui peut fonder ce sentiment, et la manière dont il s’accorde à notre époque.

Cette relation entre l'émotion, les états d'âme, et l'époque contemporaine, est au cœur des réflexions dans le champ de l'art aujourd'hui et fait l'objet du séminaire "Moody" organisé par castillo/corrales à l'invitation de la Biennale de Lyon.

Au sein d'une génération actuelle d'artiste, la question de l'émotion, ou plus précisément de l'humeur, semble en effet à nouveau prise en charge, moins comme un sujet que comme une dynamique qui sert la création. À la différence du sentiment comme projection externe de l’intériorité, l’humeur est une transformation de l’individu réceptif à son environnement, le produit d’une attention sensible au monde. Les humeurs sont opératoires dans les œuvres d’art d’aujourd’hui, non pas dans une dimension atmosphérique ou expressive, mais frontalement proposée aux spectateurs, incarnée dans des positions, des attitudes et des formes spécifiques de socialité. »

castillo/corrales est un lieu d’exposition créé en 2007, dont le programme est défini par un collectif d’artistes, commissaires d’expositions, critiques d’art et designers graphiques. C’est un projet conçu depuis ses débuts comme une structure indépendante, à la fois lieu de travail, de discussion et d’expérience inédit à Paris, à l’articulation de la scène française et de la scène internationale.

castillo/corrales travaille également comme collectif curatorial, et a ainsi organisé des expositions et des programmations dans des centres d’art, galeries et musées en France et à l’étranger, telle que l’exposition L’Époque, les valeurs, les humeurs, l’attention, 16e Prix Fondation d’Entreprise Ricard (2014).


Mercredi 19 novembre 2014

Thomas Boutoux et François Piron de castillo/corrales ont invité Camille Blatrix (artiste et Prix Ricard 2014), Clara Schulmann (critique d’art) et Tom Clark (curateur londonien du collectif Arcadia Missa)

La journée s'est déroulée en deux temps avec des conférences, discussions et projections d’extraits de films commentés :
- 15h30-17h30 à l’Amphithéâtre de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon (ENSBA)
- 18h30-20h30 à la salle de conférences du macLYON

En partenariat avec l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon (ENSBA)

 

ÉCOUTER LA RENCONTRE

au macLYON
Durée : 01:45:51

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