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Beyrouth et les Golden Sixties

16e Biennale de Lyon - Exposition
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Beyrouth et les Golden Sixties - Aref El Rayess
Aref El Rayess, Untitled, 1977–78 Courtesy Saradar Collection © The Estate of Aref El Rayess
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Au macLYON Beyrouth et les Golden Sixties présente un moment charnière de l’histoire moderne du point de vue d’une crise en cours, soulignant l’enchevêtrement des cycles passés et présents de fragilité et de résistance. Avec plus de 230 oeuvres d’art de 34 artistes et 300 documents d’archives provenant de plus de 40 collections privées, cette partie de la 16e Biennale de Lyon présente de nouvelles perspectives sur une période charnière de l’histoire de Beyrouth, une ville qui est toujours accablée par le poids de ses ambitions irréconciliables.

Beyrouth et les Golden Sixties : A Manifesto of Fragility est organisée par Sam Bardaouil et Till Fellrath.
L’exposition est organisée en coopération avec le Gropius Bau, Berlin.

 

Beyrouth et les Golden Sixties : Un manifeste de la fragilité revisite un chapitre mouvementé du déploiement moderniste à Beyrouth, de la crise libanaise de 1958 jusqu’au déclenchement de la guerre civile au Liban en 1975. L’exposition revient sur une époque flamboyante dont l’influence globale toucha particulièrement Beyrouth. Elle souligne en quoi les collisions entre l’art, la culture et la polarisation des idéologies politiques firent de la scène artistique de Beyrouth un véritable microcosme des tensions dans cette région du monde.

L’exposition retrace l’effervescence artistique et politique d’une période aussi riche que brève. Suite à la déclaration d’indépendance du Liban vis-à-vis du régime colonial français en 1943, Beyrouth devient une destination prisée par de nombreux intellectuels et penseurs de la culture du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord arabophone. Du fait des révolutions, coups d’État et guerres qui se succèdent dans ces régions pendant les trois décennies suivantes, l’afflux de nouveaux habitants à Beyrouth se poursuit sans discontinuer. Encouragés en partie par la loi libanaise de 1956 sur le secret bancaire, qui empêche alors les institutions financières de divulguer l’identité ou les actifs de leurs clients, de nombreux flux de capitaux étrangers viennent également irriguer tout Beyrouth. Galeries commerciales, espaces artistiques indépendants et musées ouvrent continuellement. Beyrouth déborde de personnalités et d’opportunités, mais aussi d’idées. Cependant, sous la prospérité et l’abondance, les antagonismes s’aggravent et finissent par provoquer une guerre civile qui durera 15 ans.

Beyrouth et les Golden Sixties présente un moment décisif dans l’histoire moderne en prenant comme point de départ la crise permanente causée par l’enchevêtrement des luttes passées et présentes. Créée spécialement pour l’exposition, une installation multimédia de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige jette une lumière crue sur les effets délétères qu’opère la violence sur l’art et l’activité artistique, tout en rappelant l’importance du pouvoir de la poésie face au chaos. Grâce à un ensemble inédit d’oeuvres d’art et d’archives, l’exposition propose de nouvelles perspectives sur une période charnière de l’histoire de Beyrouth, une ville accablée par le poids de ses ambitions et où la question du rôle de l’art face aux difficultés reste chaque jour posée.

 

Les artistes : 
Shafic Abboud, Etel Adnan, Farid Aouad, Dia Al-Azzawi, Alfred Basbous, Joseph Basbous, Michel Basbous, Assadour Bezdikian, Huguette Caland, Rafic Charaf, Saloua Raouda Choucair, Georges Doche, Simone Fattal, Laure Ghorayeb, Paul Guiragossian, Farid Haddad, John Hadidian, Jumana Bayazid El-Husseini, Dorothy Salhab Kazemi, Helen El-Khal, Simone Baltaxé Martayan, Jamil Molaeb,
Fateh Al-Moudarres, Nicolas Moufarrege, Mehdi Moutashar, Aref El Rayess, Adel Al-Saghir, Mahmoud Said, Nadia Saikali, Hashim Samarchi, Mona Saudi, Juliana Seraphim, Cici Sursock, Khalil Zgaib

Date
-
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Lieu

Au Musée d'art contemporain de Lyon

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